Qu’est-ce que le féminisme a changé dans ma vie ?

Dire que je croise encore des gens qui ne veulent pas se définir féministes ou pro-féministes. Allez trouver quelqu’un qui refuse de se dire antiraciste ! Même Marine Le Pen essaye de nous faire croire qu’elle combat le racisme. Mais féministe, non. Généralement, à quelqu’un qui me dit qu’il n’est pas féministe, j’aurais envie de répondre : « Ah bon, tu es contre l’égalité en droits des êtres humains en fait ? » mais bizarrement les gens se braquent. En m’ouvrant au combat féministe, en comprenant ce qu’il impliquait, en découvrant que notre société est profondément sexiste, en réalisant que certains de mes violeurs ne se rendaient même pas compte qu’ils me violaient, j’ai vécu une illumination. Désormais je ne peux plus voir un film sans m’énerver, car je perçois toutes les preuves et les manifestations du sexisme de notre société à travers lui. Parce que je me dis qu’il véhicule des mythes sur le viol ou des visions essentialistes des individus en fonction de leur sexe. Vous trouvez raciste de dire qu’un.e noir.e, parce qu’il.elle est noir.e, a le rythme dans la peau ? Vous avez raison, c’est raciste. Dire qu’une femme est douce ou qu’un homme est autoritaire en raison de leurs sexes est sexiste. On me reproche de mettre dos à dos les hommes et les femmes, de créer de la haine, de l’incompréhension. Rien n’est plus éloigné de mon but initial. Je suis consciente que les hommes aussi peuvent souffrir du sexisme. Oui, en tant qu’hommes, messieurs, vous devez bander toujours plus fort, toujours plus longtemps, ne pas éjaculer trop tôt, mais pas trop tard non plus. Je suis consciente de cette oppression, cependant je trouve qu’elle est nettement moins importante que celle que nous, femmes, subissons. En tant que femme j’ai une chance sur trois d’être battue/violée/maltraitée par mon conjoint. Oui, mon conjoint. L’homme qui est censé m’aimer le plus au monde, qui m’aime tellement qu’il est capable de vivre sous le même toit que moi, qui m’aime tellement qu’il est capable de me tuer. Oh wait… Oui, le paradoxe. Néanmoins les hommes ne sont pas mes ennemis. J’ai été violée, agressée, méprisée par des hommes mais je sais que ce sont des individus et qu’ils ne représentent pas tout leur sexe. Tout comme ce n’est pas parce que je me suis pris la tête avec une femme brune que j’en ai conclu que toutes les femmes brunes étaient des connasses. Ce n’est pas parce qu’un de mes violeurs était né au Maroc que j’en ai conclu que tous les marocains sont des violeurs. Certainement pas. Ce principe est à la base de tout combat pour l’égalité des droits, et notamment le combat contre le racisme. Mon but n’est pas de cliver hommes et femmes, au contraire il est de faire comprendre aux hommes pourquoi il est important de se revendiquer pro-féministe. Mon but est que nous nous allions tous contre le système patriarcal dans lequel nous vivons et qui nous fait tous souffrir, nous opprime tous.

Alors, qu’est-ce que le féminisme a changé dans ma vie ? Il m’a fait peur un peu au départ, car débarrassée de ses œillères qui m’aveuglaient depuis trop longtemps j’ai vu la réalité crue, vive. J’ai vu que certains hommes me méprisent car je suis dotée d’un vagin. J’ai vu que beaucoup d’hommes m’évaluent sous le spectre de « baisable/pas baisable », ils m’envisagent comme un objet qu’ils jugent pénétrable ou non, ne s’abaissant pas à écouter les sons articulés qui sortent de ma bouche. D’ailleurs, s’ils me laissent parler ! Car certains hommes ont tendance à croire que leur parole vaut mieux que la mienne pour la seule et unique raison qu’ils ont des couilles. Au passage, les couilles ne parlent pas, ne réfléchissent pas, et contrairement à une croyance un peu trop répandue leur présence ou absence sur un corps humain n’a aucune influence sur le courage/la témérité/le goût du risque dudit humain. Aucune.
Voilà pourquoi on n’a plus vraiment envie de savoir au début de l’engagement féministe, parce qu’on se rend compte de cette porte qu’on a ouverte et qui ne vous fera plus jamais voir la vie comme avant. Ensuite, on réalise que si l’on veut devenir une meilleure personne, influencer le monde autour de nous pour que lui aussi devienne meilleur, il faut agir. Il faut parler. Il faut avoir la force et le courage (malgré notre absence de couilles, du coup c’est plus compliqué) de dire que NON ce n’est pas/plus acceptable. Pas acceptable de se faire reprocher notre comportement quand nous essayons de porter plainte pour viol, pas acceptable de se faire harceler quotidiennement juste parce que nous avons osé fouler le sol de l’espace public, pas acceptable d’être payées moins qu’un homme, à compétences, diplômes et postes égaux. Depuis que je suis féministe, je me respecte plus et je respecte plus les autres. J’estime que chacun peut avoir quelque chose d’intéressant à dire, quels que soient son sexe, la couleur de sa peau, sa religion, son orientation sexuelle, etc. Je ne fais plus de blagues racistes « pour rire » parce que je sais que les personnes racisées subissent le racisme chaque jour. Une blague sexiste ne me fait pas rire. Parce qu’elle reprend les codes de notre société sexiste, parce que sous prétexte de second degré et de pas politiquement correct, elle ne fait rien de plus qu’invisibiliser davantage la souffrance des femmes. Parce qu’elle me fait pleurer. Depuis que je suis féministe, j’éprouve de l’empathie pour les femmes, toutes les femmes. J’ai envie de leur parler, de connaître leur histoire, leur expérience de l’oppression. Plus largement, j’éprouve de l’empathie pour toutes les personnes victimes d’exclusion. J’envisage de devenir végétarienne car je ne comprends pas au nom de quoi j’aurais le droit de participer au meurtre de masse d’animaux innocents. Je réfléchis l’éducation différemment car je ne vois pas non plus au nom de quoi j’aurais le droit de taper sur des êtres humains, sous prétexte qu’ils sont sortis de mon vagin. D’une manière générale, je me sens apaisée et à la fois en colère. Apaisée car j’ai enfin l’impression de vivre en adéquation avec les principes qui me semblent importants. En colère car je me rends compte qu’il y a encore énormément de travail pour faire évoluer les mentalités, les lois, la société dans le bon sens.

On dit aux féministes qu’elles sont hystériques, les rabaissant à leur statut de femelles incapables de gérer leurs émotions. L’hystérie est une névrose touchant indistinctement les hommes et les femmes. On dit aux féministes qu’elles manquent de second degré, et ne veulent pas rire de l’oppression qu’elles vivent. C’est pour moi toujours très truculent de me faire entendre ce genre de choses, étant donné que j’ai fait des études de littérature et écris une thèse dans laquelle j’analyse des livres. Donc, oui, le second degré, l’antiphrase, l’ironie je connais. Ne me prenez pas de haut parce que je ne ris pas à votre blague sexiste, demandez-vous plutôt si elle était réellement drôle. En règle générale, si on doit expliquer une blague, c’est qu’elle est ratée. Vous me direz que je suis misandre parce que je veux bien rire du sexisme avec des femmes mais pas avec des hommes. Tout simplement car les femmes savent de quoi elles parlent et, la majeure partie de temps, parviennent à être drôles sur ce sujet. Ce n’est que rarement le cas des hommes. On dit aux féministes qu’elles sont moches et font ça pour se venger des hommes. Critique tellement ridicule que je ne la relèverai même pas. Et là peut-être pensez-vous que si on me dit si souvent ce genre de choses c’est peut-être qu’elles sont vraies ? Argument que l’on m’a déjà sorti. En fait, le meilleur vient pour la fin : les gens qui me disent ça… ne me connaissent pas. Depuis que je suis féministe, ce qui a changé dans ma vie c’est que je suis devenue un personnage « public », ce qui donc autorise des gens que je ne connais pas (ou si peu) à venir m’expliquer pourquoi je n’ai rien compris à la vie, à venir m’expliquer que je devrais me « détendre », ou carrément à m’adjoindre de « péter un coup » (le plus classe) parce que je suis quand même sacrément coincée. Oui, parce que dénoncer le meurtre de masse des femmes et l’impunité dans laquelle cela se passe, c’est être coincée voyez-vous. Vous aurez noté l’ironie dans l’expression « personnage public » j’imagine. Récemment, à une soirée, un homme que je ne connais pas m’interpelle pour me faire une réflexion sexiste (dont la teneur sûrement hautement philosophique est sortie de mon esprit), puis voyant que je ne ris pas et même que je commence à lui expliquer en quoi il véhicule un cliché sexiste, il me répond « Ohlala aucun second degré ! ». Voilà comment, en 30 secondes, un homme qui ne me connaît ni d’Ève ni d’Adam m’a directement catégorisée « la chiante de service », la « pas fun », la « reloue ». Je tiens à préciser que personnellement je n’ai jamais pensé que cet homme put être sexiste, je ne le connais pas. Par contre, suite à sa deuxième réflexion, j’en ai conclu qu’il ne s’intéressait pas aux gens autour de lui alors j’ai cessé de m’intéresser à lui. Oui, ce qui a changé dans ma vie depuis que je suis féministe, c’est que je me fais insulter presque quotidiennement, uniquement parce que je défends un point de vue militant. Ce qui a changé, c’est que des hommes, eux-mêmes militants, viennent m’expliquer à quels combats je ferais mieux de m’intéresser, au cas où je n’aurais pas bien compris, avec ma petite cervelle de femelle.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. On dit aux féministes qu’elles sont mal-baisées, qu’elles sont frustrées sexuellement, qu’elles sont frigides. Je rigole tellement en lisant ça maintenant. Ce que le féminisme a changé dans ma vie ? Il m’a permis d’être réellement à l’écoute de mon corps et de celui de mon partenaire. Il m’a permis de sortir des injonctions que la société nous assène en matière de sexualité. Faire l’amour c’est préliminaires, pénétration pénis-vagin et éjaculation. Point. Putain quelle originalité ! Quelle débauche de plaisir quand on est obligés de suivre un schéma tout fait. Les êtres humains sont tellement différents, alors à quel moment on a pu croire qu’un schéma unique pourrait apporter du bonheur à nous tous ? On dit les féministes prescriptives mais c’est tout le contraire. La société vous a foutu dans le crâne qui si vous ne kiffiez pas la pénétration vaginale vous avez un grave problème psychologique et/ou physique. (Et que les choses soient bien claires, si vous vous éclatez dans le modèle dominant que j’ai cité plus haut, super pour vous et go for it !) Elle vous a dit que si vous êtes en couple vous devez faire l’amour régulièrement sinon ça veut dire qu’il n’y a plus de désir. En gros, elle a permis le viol conjugal parce que c’est bon on peut bien se forcer un peu non ? Quelle horreur de faire passer ça pour la norme ! Non, je ne me forcerai plus jamais et c’est autant par respect pour moi-même que pour mon compagnon, qui mérite tellement mieux qu’un rapport fait sans entrain ni envie. Depuis que je suis féministe je fais l’amour tous les jours car j’ai découvert qu’il y avait une infinité de façons de faire l’amour. Depuis que je suis féministe je suis tellement épanouie dans ma sexualité que je me fends bien la gueule quand on me qualifie de frustrée.

Si vous pensez que les êtres humains devraient être égaux en droits, quels que soient leurs caractéristiques personnelles, alors vous êtes déjà féministes.

Vive le féminisme ! Vive la vie !

LL

Publicités

20 réflexions sur “Qu’est-ce que le féminisme a changé dans ma vie ?

  1. Si je ne défini pas pro-féministe c’est parce que les militantes que je connais(sais) sont belliqueuses; utilisant cette étiquette pour pratiquer ce qu’elles dénoncent : mépris et humiliation des hommes qu’elles arrivent à dominer. Cette vengeance est compréhensible mais pas une forme intelligente de mener le combat. Surtout quand le féminisme sert de couvert à un comportement « alpha » féminin.

    Pour moi Loupita le féminisme seul ne fait pas tout, s’il n’est pas accompagné de sagesse comme dans tes textes, c’est peine perdue.

    • Si tu t’intéressais autant au féminisme que tu le dis, c’est-à-dire ouvrir un bouquin et arrêter de regarder les infos sur les FEMENS, tu aurais conscience du manque d’intérêt de ton commentaire

    • Je suis aussi assez dubitative par rapport à ces féministes « belliqueuses » dont j’entends souvent parler mais que je n’ai jamais rencontrées (et pourtant j’ai croisé pas mal de féministes).
      Merci pour le compliment ceci dit, mais selon moi la sagesse est inhérente au féminisme 😉

  2. J’aurais pu écrire ce texte, vraiment. Tout ce que tu écris, c’est ce que le féminisme a changé dans ma vie également. L’apaisement d’être enfin en accord avec ses conviction et la colère incessante que tu décris m’a fait sourire car c’est exactement ce que je ressens. Je n’ai jamais été aussi énervée que depuis que je suis féministe, je bondis cinquante fois par jour, j’invective l’écran en lisant des articles ou des commentaires sur le net (d’où sans doute le cliché du « les féministes sont agressives ») car je me rends compte à quel point l’essentialisme et les clichés sont ancrés – même chez les personnes soi-disant égalitaristes (dernière en date de la part d’un « ami » : « Unetelle a soutenu sa thèse et a obtenu les félicitaitions, mais bon, elle était seule avec un jury de cinq hommes, ils n’ont pas dû vouloir la descendre ». Euuuuh… pardon???).
    Ça ne m’étonne pas que tu envisages de devenir végétarienne, pour moi féminisme et végétarisme se sont suivis de près. Une fois qu’on a ouvert les yeux sur une oppression, la logique globale des rapports dominants/dominés paraît absurde.

    • Contente de voir que je ne suis pas la seule, ça rassure toujours 🙂
      « Une fois qu’on a ouvert les yeux sur une oppression, la logique globale des rapports dominants/dominés paraît absurde. »
      C’est exactement ça ! (c’est d’ailleurs pour ça que j’ai été choquée d’apprendre l’existence d’un « féminisme blanc », ça me semble tellement contradictoire O.o )

  3. « Vous me direz que je suis misandre parce que je veux bien rire du sexisme avec des femmes mais pas avec des hommes. Tout simplement car les femmes savent de quoi elles parlent et, la majeure partie de temps, parviennent à être drôles sur ce sujet. Ce n’est que rarement le cas des hommes. »
    Euh… oO
    Ouais… Je peux en rire avec mes copines tiens, mais les hommes eux qui sont à « égalité » avec les femmes : non. « Les femmes savent de quoi elles parlent ». (Dons les hommes non) Euh c’est qui qui parle de cliché déjà?

    Désolé mais la lecture de ce texte m’a déplu et ne me donne toujours pas plus envie de chercher à en savoir plus sur le féminisme. Au contraire…

    • Merde, je vais chialer.

      Tu utilises toi-même des guillemets autour d’égalité, intéressant.
      Et oui, ne t’en déplaise, les hommes qui eux ne subissent pas le sexisme au quotidien ne savent pas de quoi il s’agit réellement, dans leur chair. Ouais je sais que ça fout les boules de pas maîtriser un sujet mec, mais t’inquiète, où que tu ailles, on t’écoutera quand même avec plus de respect que si tu étais une femme. Donc ne te remets surtout pas en question, ça risquerait de faire disparaître tes privilèges !

      • Le même ton sarcastique, supérieur et suffisant que dans le reste du texte. Et après on s’étonne de ne pas être entendu? Mais madame (surtout pas mademoiselle je sais), cela n’est pas que dû à votre sexe mais également à votre ton. Et quand à mes guillemets, justement ils signifient beaucoup, que oui je suis conscient que l’égalité on est loin de l’avoir, et qu’il ne s’agit pas seulement d’égalité des sexes mais entre les êtres humains aussi (Oui oui je sais, le féminisme prône l’égalité entre tous et je suis bien d’accord avec cette idée). Il signifie aussi que l’égalité, suite à la citation, n’est elle même pas respectée par l’auteure (enfin si, évidemment en majeure partie, mais on se fait plaisir avec des exceptions tout à fait normal mais y a que les femmes qui le peuvent… oO). Et il y a encore d’autres des raisons à ces guillemets.

        Bref, puisqu’on me propose de ne pas me remettre en question, pourquoi ferais je un effort? Jugement ou observation? Jugement sans doute et puisque l’idée semble bien intégrée je n’essaye même pas plus… Mais malgré tout je vous souhaite bonne continuation.

  4. « Le même ton sarcastique, supérieur et suffisant que dans le reste du texte. »
    Oui parce que quand même, parler de féminisme après l’avoir étudié et d’oppression après l’avoir vécue, c’est quand même vachement suffisant comme comportement.
    « enfin si, évidemment en majeure partie, mais on se fait plaisir avec des exceptions tout à fait normal mais y a que les femmes qui le peuvent… oO »
    Mon dieu Lou, tu ne respectes pas l’égalité! Honte à toi!
    Mais sérieux homme machin, t’arrives pas à comprendre que la manière dont on reçoit une blague dépend de l’émetteur? Entre rire du racisme des gens avec des personnes racisées et en rire avec Le Pen tu vois pas la différence? Tu trouves ça sexiste de pas rire à la super blague « Va me faire un sandwich grognasse » quand elle est dite par un homme?
    « Bref, puisqu’on me propose de ne pas me remettre en question, pourquoi ferais je un effort? »
    Ben oui, alors que tu peux vivre dans ton petit confort et insulter les femmes qui maîtrisent un sujet et osent en parler! Puis c’est pas comme si le sexisme tuait tous les jours, détruisait des vies, toussa toussa. Faudrait quand même voir à ce que les féministes arrêtent de parler de leurs expériences, c’est d’une indécence!

    Bref, gros câlin Loupita, je crois que je vais aussi écrire un truc sur les changements dans ma vie depuis que j’ai rencontré le féministe et tous les concepts qu’il englobe ❤

    • «  »Mais sérieux homme machin, t’arrives pas à comprendre que la manière dont on reçoit une blague dépend de l’émetteur? Entre rire du racisme des gens avec des personnes racisées et en rire avec Le Pen tu vois pas la différence? Tu trouves ça sexiste de pas rire à la super blague « Va me faire un sandwich grognasse » quand elle est dite par un homme? » »

      « Machin » homme va répondre :
      On peut rire de tout mais pas avec tout le monde c’est ça? Magnifique… Hé bien justement… Non. Car selon moi on entretient de cette manière les idées sexistes ou racistes. La différence (à mon sens) c’est juste que dans un cas on montre la limite mentale (ou politiquement correcte) que l’on a en croyant faire « une blague » alors qu’on se montre simplement… lourd. Bien évidemment la différence c’est parfois difficile à vivre (homme femme par exemple, culture etc.) et on a besoin d’en parler, d’en rire. Mais si on prétend que non, alors c’est non, et on vient pas avec des exceptions. Je n’apprécie pas d’entendre de gros lourds (hommes) raconter des blagues sexistes. Mais par « égalité » je ne l’apprécierais pas non plus de la part de femmes entre elles, non. Alors quand on a des idéaux aussi beau que ceux prônés par le féminisme, on les tient entièrement. On ne prend pas que ce qui nous arrange.

      J’ai insulté qui? J’ai encore le droit de dire que je n’apprécie pas un texte s’il est publique. Sinon on le partage simplement avec ses amis. Ce n’est pas une religion le féminisme il me semble?

      Vous me jugez comme un homme qui est content d’en être un et en profite ne souhaitant pas que la gente féminine puisse en profiter?
      Alors que ce que je vois, c’est qu’aujourd’hui pour être un homme apprécié il faut aimer tout ce qui était dévolu à la femme auparavant. Et pourtant je crois qu’on ne devient heureux qu’en devenant soi même. En dehors de toutes considérations hommes-femmes.

      Non ce qui me dérange dans ce texte, c’est un défoulement contre les hommes. Et la cerise sur le gâteau : que les femmes peuvent faire des blagues sexistes car elles savent de quoi elles parlent. Et me considérant comme prévenant et très attentif à l’égalité entre les femmes et les hommes, à écouter chacun, être respectueux, je me suis senti mis dans un sac avec tous les conards du monde (càd quasi tous les hommes) dans une diatribe contre les hommes masquée en expérience. Et que l’auteure s’y connaisse en féminisme n’est pas mon sujet, je suis prêt à le croire sans problème. Mais cette diatribe ne plaira sans doute qu’aux personnes qui pensent comme l’auteure, et si le but est de montrer le féminisme à tous, je crains que beaucoup soient rebuter. Alors quel est le but? Se défouler ou être compris? Partager son expérience? Je crois que le but est de partager une expérience, d’être compris. Mais ma critique est là pour pointer du doigt ce que j’ai lu, et je pense que l’objectif… Si c’est bien celui que je crois, ne sera pas atteint de cette manière. Après… Vous en faites ce que vous voulez. Mais qu’on ne vienne pas me faire la morale sur ma capacité à me remettre en question si mes interlocuteurs n’en sont pas capables…

      Sur ce, bien à vous.
      Céd

      • « Je n’apprécie pas d’entendre de gros lourds (hommes) raconter des blagues sexistes. Mais par « égalité » je ne l’apprécierais pas non plus de la part de femmes entre elles, non. »
        > je suis d’accord avec toi, mais où as-tu vu que je pardonnais les blagues sexistes de la part des femmes ? J’ai bien dit « rire DU sexisme », pas AVEC le sexisme, ça fait toute la différence je pense. Je pense que ce qui fait la différence aussi, c’est connaître son interlocuteur : quand une copine féministe imite un gros lourd je sais qu’elle se fout de sa gueule, quand un homme que je connais à peine le fait c’est déjà vachement plus border.

        « Alors que ce que je vois, c’est qu’aujourd’hui pour être un homme apprécié il faut aimer tout ce qui était dévolu à la femme auparavant. »
        > idem, où as-tu lu ça ? Pas ici je pense, parce que ça va peut-être te surprendre mais je ne pense pas comme ça, je pense aussi que la liberté c’est parvenir à être soi. Par contre, pour y parvenir, il faut d’abord déconstruire les clichés genrés que nous impose la société.

        « Non ce qui me dérange dans ce texte, c’est un défoulement contre les hommes. »
        > citation pour étayer ce propos please ? (c’est mon côté prof de lettres qui ressort mais vraiment j’aimerais savoir ce qui te fait ressentir ça dans ce texte)

  5. Bonjour,
    J’aime beaucoup ce que tu dis sur la sexualité 😉 Ça peut faire peur à certains hommes et à certaines femmes, quand tu cherches à avoir une éducation sexuelle décente (où le confort émotionnel est mis sur le même plan que le plaisir physique et la prévention des risques biologiques), quand tu t’éloigne des clous, que tu ne vois pas le sexe comme un simple ramonage, mais c’est tellement meilleur!!!
    Je file commencer le Nouveau Rapport Hite!

    Bonne journée!

    • Je suis très d’accord sur le « tellement meilleur » 😉 Et c’est vrai que c’est difficile de déconstruire, surtout pour un truc aussi intime que la sexualité, et à la fois aussi prescriptif ! Quand tu réalises qu’on t’expliques à longueur de magasines/émissions comment baiser, c’est finalement assez énervant.

      Bonne lecture alors, bienvenue ici, et bonne soirée à toi 🙂

  6. Ce petit message sans rapport avec ton article : je me suis permis de te taguer pour savoir quels sont les 10 livres qui t’ont marquée. Vas voir sur mon blog pour en savoir plus. A bientôt.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s